Powered by Cabanova
Goulette s’installe à Soissons, En 1920 il quitte le service actif et entre dans le cadre de l’armée de réserve. Il réussit à tenir ses activités professionnelles civiles et militaires. En 1921, il s’établit à Soissons commune de L’Aisne, avec sa femme et sa fille, 4 place centrale. Il est alors Agent Technique à l’Office de Reconstruction Industriel (ORI), pour Soissons et ses environs. Le 14 avril 1921, il est affecté à l’Etat- Major particulier du gouvernement militaire de Paris et maintenu dans cette affectation. Le 15 février 1924, Goulette est affecté à l’Etat- Major Général du Génie (EMG) de la 20ème Région Militaire (RM). En 1926, il est Administrateur délégué de la Sté- Amédé Popot, un grand garage soissonnais. Le 8 juin 1926, Marcel est affecté au 3ème R.G (régiment du Génie). Ce même jour, il est de nouveau papa d’une petite fille : Marie. Un matin de 1927, alors que Goulette prend son petit déjeuner à Paris dans un restaurant de la gare du Nord, il saisit une discussion assez rude de l’autre coté de la banquette sur laquelle il s’est assis. Le ton monte derrière lui, soudain un homme prononce l’expression « Gadz’ Arts ». (Ingénieur des Arts & Métiers). Etant un Gadz’ Arts lui-même, Marcel se lève et se présente à l’inconnu qui enrage contre les constructeurs d’avions dont il a fait le tour avec un projet révolutionnaire d’un appareil à ailes épaisses non haubanées. L’homme se présente : René Couzinet, Ingénieur. Goulette lui prit de lui présenter ses plans le lendemain avec son projet Les 2 hommes collaborent quelques mois ensemble. Les Usines Letord de Meudon - Val Fleury reçoivent une commande pour exécuter le premier "Arc- en- Ciel". C'était le premier avion à aile épaisse, non haubanée, en construction en France. L'armée volait encore sur les vieux Breguet 19. Avec beaucoup de difficultés, René COUZINET et Marcel Goulette sortirent leur prototype. NA : Il faut savoir qu’a la Fondation des Arts et Métiers, tous les Gadz’ Arts sont solidaires les uns envers les autres. C’est une communauté qui m’a accueillie lors de mes recherches avec un grand sens de l’écoute, du respect et de convivialité, je tiens ici à leur rendre hommage car j’ai tout de suite obtenu de la documentation, des informations et des pistes très précieuses. La camaraderie dont ils font preuve est hors du commun et ont un grand sens de la mémoire et de l’honneur. Sources Fondation des Arts& Métiers et le SHAA ainsi que le manuscrit de Jean Cochè. D'autre part, (d’après le manuscrit de Jean Cochè), René Couzinet n'avait pas pu garder le secret et cela avait beaucoup indisposé à son égard, le capitaine Goulette, président de la société des Avions Couzinet. Marcel Goulette ruminant autre chose. Il se retira progressivement de la Société Couzinet et décida, à l'instar de Dora, de créer une ligne postale sur Paris- Tananarive et peut-être l'île Bourbon. Le 29 décembre 1927, Goulette est affecté au service technique industriel de l’aéronautique. Il est une fois de plus muté, cette fois à l’Inspection technique de l’Aéronautique le 16 juillet 1928. Le 29 juillet 1928, il participe en tant que Vice- Président à la mise sur pied du meeting aérien de la ville de Soissons, comme conseiller technique, il est alors, Administrateur délégué de la Sté des Avions Albert . ( Sources: Archives de Soissons et la fondation des A&M) Celui qui a fait, comme on le disait à l’époque, une « belle guerre » et dont nous connaissons maintenant le courage, l’intrépidité, le goût du risque et le besoin d’initiative, désire sans doute relever d’autres défis à sa meure en ces années 1920 qui voient le début de grands raids aériens, records de vitesse et de distance en plein essors. Du 8 au 28 juillet 1929, il accomplit au Bourget, une période militaire au 34ème Régiment d’Aviation, au sein de la 1ère Escadrille. Il effectue dans la même journée, 2 vols de 1500 km chacun ! Pour l’époque c’est bel un exploit, peut-on lire. Fin 1929, il met au point son premier raid, qui doit le conduire en dix jours, de Paris à Tananarive, en passant par le Sahara, le Niger et le Mozambique. Goulette engage sa modeste fortune dans ce projet insensé. Il achète un avion type "Farman 190", qu’il va modifier pour les besoins de la mission à réaliser et faire monter un moteur de 230 Ch de la Sté Salmson , ce qui donne la version F-192 de cet excellent appareil de l’époque. D’où une certaine difficulté de la part d’un novice comme moi, qui se disait, mais je lis ici que c’est un appareil F-190 et là je lis F-192 !? Qu’est-ce que c’est que cela ? Nb : En définitive, l’appareil vendu sans moteur, est un farman type 190 (F-190) , mais le propriétaire peut décider d’équiper son avion avec d’autres modèles de moteurs plus puissants ex : 230 ch = F-192, 300 ch = F-199 mais l’avion reste du type F-190. Merci cela dit en passant aux passionnés d’aviation qui, sur le site internet « aérostories », sur leur forum très actif, vous répondent avec une facilité déconcertante ! Je vous le recommande. Goulette paie les assurances, le personnel, l’organisation des escales et les ravitaillements ainsi que le matériel, bref entièrement tout. Son financement est fait sur des contrats publicitaires et d’exclusivité. (témoignage de Philippe Barres, ami d’enfance de l’aviateur dans la revue hebdomadaire n°26 42ème année tome VI DU 25.06.1932°
4 place centrale Soissons, résidence où habitait Marcel Goulette.le magasin de jouets au bandeau rouge et blanc. Collection personnelle.
- L'Homme
- intro
- 1907-1913
- 1914-1918
- 1919-1929
- la Réunion
- Téhèran
- Saïgon
- Alexandrie
- le Cap
- lectures
- recherche
- sources
Banner FR